Vendredi 26 décembre 2008
Ici une vidéo du parisien sur la conférence de presse tenue par les oubliés de Saint Paul, en présence ce de nombreuses personnalités :
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJw4C.html
Vendredi 26 décembre 2008
Le 25 décembre, le collectif des « oubliés de Saint Paul » a décidé d’accepter
les propositions faites par la préfecture le 23/12 et a commencé l’évacuation de
la propriété de l’église. Dix membres du collectif ont déjà quitté les lieux
pour rejoindre un hébergement provisoire trouvé par la D.D.A.S.S. en attendant
la convocation et l’examen de leur dossier. Nous irons chercher les convocations
dés demain, les rendez vous à la préfecture s’étalant entre le 5 et le 15
janvier.
C’est une étape importante dans cette lutte, cependant en prenant le risque de
débloquer la situation nous attendons en contre partie que les engagements pris
par le Préfet soient honorés. En aucun cas nous n’abondons la mobilisation.
Nanterre le 25 décembre 2008
Mercredi 17 décembre 2008
Monsieur le Maire, mesdames messieurs les adjoints et conseillers, citoyennes,
citoyens de Nanterre.
Je vous remercie de cette occasion de prendre la parole pour exposer la
situation de notre collectif, par ailleurs nous savons que dans notre lutte
collective nous pouvons compter sur le soutien de cette municipalité qui a
maintes reprises et dernièrement lors du parrainage départemental qui a eu lieu
devant la préfecture a manifesté sa solidarité avec notre cause et plus
largement celle des plus démunis.
Nous subissons de la part de la préfecture un chantage inacceptable. Une
proposition de réexamen de nos dossiers a été faite mais cette proposition est
conditionnée par la demande préalable d’évacuer la propriété de l’évêché. Dans
un premier temps afin de montrer notre volonté de ne pas rompre le dialogue nous
avons évacué les locaux paroissiaux pour nos installer dans des tentes.
Aujourd’hui la préfecture durcit sa position et nous demande d’évacuer également
le terrain de l’église. Obéir à cette injonction signifiant pour nous
l’éparpillement et donc la fin de notre collectif sans garanti d’obtenir une
issue favorable à la négociation et laisser nos camarades qui ont perdu leur
logement à la rue.
Nous rejoindrions ainsi la masse des sans-papiers anonymes que vous croisez tous
les jours. Sans droits on nit notre existence, nous refusons que notre collectif
soit rejeté dans l’invisibilité dont nous étions sorti en luttant ensemble.
J’en appel au nom des « oubliés de Saint Paul aux plus hautes autorités de
l’Etat, le Président de la République, le Premier Ministre et son Ministre
chargé de l’immigration pour débloquer cette situation.
Nous sommes 58 et nous resterons 58 ensemble, jusqu’à la satisfaction de nos
revendications. Donnez nous, Messieurs les gouvernants, la possibilité de sortir
de cette impasse que nous vivons comme un drame. Je parle au nom de mes
camarades qui vivent dans des tentes par ce mois de décembre glacial mais qui
resteront déterminés.
Nous sommes ceux qui se lèvent tôt, qui travaillons dans ce payes depuis de
nombreuses années, nous ne méritons pas d’être mis dans l’obligation de mettre
notre santé en danger pour obtenir les papiers qui devrait nous être délivré en
toute justice.
Seule l’assurance d’une régularisation prochaine et la délivrance d’autorisation
de séjour pour une durée déterminée, nous permettant de travailler et de nous
loger débloquerait la situation.
Malgré les dures conditions qui nous sont imposées, nous attendons, confiants.
Dimanche 14 décembre 2008
Nous occupants de l'église saint paul à Nanterre prenons acte de la visite de Mme Chevalier, directrice de cabinet du prefet des Hauts de Seine. Nous refusons le discours qui a pû être tenu.
"Les sans papiers sont irresponsables": nous travaillons, nous cotisons aux différents oraganismes sociaux, nous payons des impôts, nous sommes la France invisible qui se lève tôt, très tôt.
"Les sans papiers sont manipulés": nous sommes des hommes et des femmes libres et conscients de nos choix et responsables de notre lutte. Nous ne sommes en aucun cas manipulés et nous refusons tout
discours moralisateur qui viserait à nous infantiliser. Le comité de soutien ne fait que suivre les décisions et délibérations prises collectivement en Assemblée Générale par les sans papiers.
"La préfecture examinera avec bienveillance, loyauté et rapidité vos dossiers": nous ne sommes pas des enfants, nous savons que l'Etat français a fixer un quota d'expulsion à 26 000 reconduites à
la frontière par an. Nous avons toujours tenté de maintenir un cadre de discussion en vue de notre régularisation avec la préfecture des Hauts de Seine alors que celle ci nous a toujours opposé une
fin de non recevoir. Nous sommes en lutte depuis maintenet 7 mois pour reclamer notre régularisation. On ne peut pas parler d'un traitement rapide de nos dossier par la préfecture.
"Les sans papier dorment sous des tentes, ils mettent leur vie en danger": oui nous dormons sous des tentes car nous y avons été acculés. Nous sommes des sous citoyens à qui même la trève hivernale
est refusée.
Nous ne pouvons accepter ces manoeuvres de division qui ne s'accompagnent d'aucune garantie en ce qui concerne l'examen de nos dossiers.